le 01/02/2010

L’Académie nationale de Médecine condamne sévèrement la semaine scolaire de quatre jours


Nous avons dit et redit ici que la semaine de 4 jours n’était pas bonne pour les enfants.
Au tour de l’Académie de médecine de le souligner. Avec vigueur. Nous y faisons écho avec plaisir.
Dans le rapport qu’elle vient d’adopter, l'Académie nationale de médecine considérant que l’aménagement du temps scolaire et la santé de l’enfant sont étroitement liés, recommande notamment d’aménager la semaine sur 4 jours et demi ou 5 jours en évitant la désynchronisation liée à un week-end dont le samedi matin est libre ; d’évoluer vers un calendrier de 7-8 semaines de classe et 2 semaines de vacances ce qui implique un remaniement des 1 er et 3è trimestreset d’alléger le temps de présence quotidien de l'élève à l'école en fonction de son âge. Il faudrait une année scolaire de 180 à 200 jours au lieu des 144 jours actuels.



Comparaison du nombre annuel d’heures des élèves de 7-8 ans (gris), 9-11 ans (bleu clair)et 12-14 ans (2006). Source OCDE


Lumpaz, le voyou
lire la suite

le 23/01/2010

Lycée : réforme de l’ excellence ou ’vent’ de la réforme ?

La réforme des lycées, mise en œuvre par Luc Chatel à la suite de Xavier Darcos, s’appuie sur un échec de l’institution dans la mise en œuvre de ce qui était, dans les années 1970,une apparente volonté de démocratisation de l’enseignement. Le lycée napoléonien est certes mort il y a longtemps et ne se fait pas regretter. La mise en œuvre d’une réforme globale du système, sans oublier le collège, son point le plus faible, ne pourrait que susciter l’adhésion, si elle était une réforme de l’intelligence et de la démocratie. Au lieu de cela, il semblerait qu’on s’oriente plutôt vers l’accentuation des processus de démentalisation déjà depuis longtemps à l’œuvre avec la complicité de tous. Le silence général, des syndicats, de la presse et de la communauté éducative, parents et élèves compris dont le seul souci est d'avoir des notes, est à ce propos très éloquent. Pourtant il s'agit aujourd'hui, pour l'école, de fabriquer des consommateurs et des citoyens le plus dociles possible. Et c'est cela qui est inacceptable.

Dessin de Faujour


Le Gypaète barbu
lire la suite

le 30/12/2009

Comme tous les ans, James, as every year, wie jedes Johr


Nous on n’y résiste pas ! Alors on vous le remet. Comme tous les ans.
Avec un petit changement tout de même, la version sous-titrée en français.
Nos meilleurs vœux



Les wagges
lire la suite

le 24/12/2009

Echonomie. Légendes des saint graphiques. Création vidéo de Norbert Gordon




Où comment transcender le monde du chiffrable et du calculable.

Les wagges vous invitent à partager cette œuvre de l’artiste multimédias Norbert Gordon et à découvrir, en cliquant sur l’image, les chants grégoriens des formules économiques qu’il a créés pour la revue électronique Sens Public en collaboration avec le compositeur Benoît Gaspard.

Bon Noël !




Les Voyous
lire la suite

le 22/12/2009

Rythmes scolaires à Mulhouse : après de larges concertations, retour à la case départ



Source de l’image

Nous voici donc revenu à la case départ en matière d’organisation du temps scolaire dans les écoles élémentaires de Mulhouse. Mme Chantal Risser, adjointe déléguée à l’Education de Jean Marie Bockel, a dû manger son chapeau sous les vivats corporatistes du SNUIPP, syndicat des enseignants. C’est du point de vue de l’intérêt des enfants un piteux résultat. Pour quelle raison ? Nous avançons l’hypothèse que ces deux années n’ont servi à rien parce que la large concertation annoncée a été bâclée malgré les moyens financiers mis en œuvre et elle a été bâclé parce qu’elle a été menée dans un état d’esprit obsolète d’autoritarisme et d’intentions manipulatoires. Ce résultat est le symptôme d’une crise de la politique municipale, traduction locale de la crise politique qui n’a cessé de s’amplifier depuis l’élection présidentielle. Elle est à Mulhouse renforcée par le désintérêt croissant du maire pour sa ville.

Avant de republier la réponse que nous avait faite Hubert Montagner, spécialiste des rythmes biologiques des enfants, en juillet 2008, dans laquelle il nous disait qu’ “il est illusoire de penser qu’un soutien scolaire entre 08h.00 et 08.30 puisse être efficace pour les enfants en difficulté”, un résumé des épisodes précédents nous mènera de concertation large en large concertation, selon une méthode très “gauche moderne” qui nous promettait portant de “construire un projet éducatif partagé, qui place l’enfant au centre des réflexions”, rien que cela, selon le discours de Jean-Marie Bockel. Voyons avec quel résultat.


Lumpaz, le voyou
lire la suite

le 14/11/2009

Mur, mensonge et perversion


Cet éclat du Mur de Berlin, je l’ai tout simplement ramassé par terre au Nouvel An de l’année où il est « tombé » (je mets des guillemets parce que je ne sais toujours pas comment fait un mur pour tomber). Je n’allais tout de même pas emporter mon petit marteau et mon petit burin ou mon petit piolet. J’ai appris depuis que ce petit morceau a pris de la valeur. Des officines pharmaceutiques britanniques le transforment en granules homéopathiques de "murus berlinensis" Las, j’ai bêtement oublié de le faire authentifier.
Le problème quand on en fait de trop est que le sevrage est parfois brutal. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à revenir une semaine plus tard sur un évènement déjà oublié et sur le mensonge auquel il a donné lieu. Ceci nous permettra de poser la question suivante : le passé de l’ancienne Allemagne de l’Est est-il déjà notre présent ? Est-ce pour cela que l’on cherche à refonder notre époque ?


Lumpaz, le voyou
lire la suite

le 11/11/2009

Tu ne mangeras pas du fruit de l’arbre de la connaissance


La connaissance est normalement au cœur de l'enseignement. Les élèves devraient être normalement dans un établissement scolaire pour apprendre. Il n'y a pas d'intelligence, de compréhension, des choses sans connaissances préalables. Il semblerait cependant qu'aujourd'hui ce problème de la connaissance se pose de manière cruciale, ce qui est un fait tout à fait nouveau. En effet, certaines consignes données aux examinateurs sont de ne pas évaluer les connaissances ; les programmes sont basés sur l'intéressement des élèves quitte à éliminer ou disperser les connaissances fondamentales nécessaires, ce qui crée un état de confusion parfois dramatique et irréversible. Et pire, les élèves pensent eux-mêmes qu'apprendre des connaissances et les intégrer est tellement inutile qu'ils affirment que ce n'est pas travailler. Cela rend donc tout enseignement impossible et pose un problème majeur quant à la notion de démocratie. Tout se passe comme s'ils avaient intégré enfin l'ordre de la genèse, l'interdiction de toucher au fruit de la vie, fruit qui "ouvre les yeux", donc fruit de la connaissance. François Truffaut, en 1966, nous avait déjà prévenu, lui qui nous montrait comment toute société autocratique s'attaque au livre, c'est-à-dire à la connaissance, c'est-à-dire ce qui rend "intelligent", permet la compréhension des choses.

Puis Yahvé Dieu dit : "voilà que l'homme est devenu comme l'un de nous, pour connaître le bien et le mal !" Et Yahvé Dieu … bannit l'homme et il posta devant le jardin d'Eden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l'arbre de vie.
La Sainte Bible traduite sous la direction de l'Ecole Biblique de Jérusalem p.12 – Genèse 3 – La chute


Le gypaète barbu
lire la suite

le 01/11/2009

Faust et la géothermie, visite à Staufen en Forêt Noire

Qui sait seulement où il va, où il se trouve
Et si le sol n’est pas entrain d’enfler sous ses pieds.

C’est ce que fait dire Goethe à Mephistophélès dans l’acte 2 du Faust II.
Si Méphisto évoque ici un lieu fantasmagorique où règne un chaos qui l’effraye, à Staufen, cette observation est une réalité. Le sol enfle réellement sous les pieds des habitants et soulève la petite ville allemande située au sud de Fribourg en Brisgau, en Forêt Noire. Les bâtiments se fissurent et parmi eux cet hôtel, l’auberge zum Löwen, où serait mort le véritable docteur Faust au cours d’une nuit d’expérimentation.



Dans ce cas présent sont en cause les travaux de géothermie.
Une allégorie pour notre époque ?
Attention travaux !


Staufen en octobre 2009


Lumpaz, le voyou
lire la suite