Après le succès des deux premières éditions de MONUMENTA confiées à Anselm Kiefer, en 2007, puis au sculpteur américain Richard Sierra, en 2008, c'est Christian Boltanski qui relève le défi en 2010. Impressionnant
Incroyable mais bien vrai.
Deux arrêtés signés Borloo Jean-Louis, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat autorise les filiales anglaises des deux plus grandes banques de Wall Street, Goldman Sachs et JP Morgan, spécialistes des bulles spéculatives, à vendre du gaz aux fournisseurs opérant en France.
La JP Morgan est notamment impliquée, pour rester dans le domaine de l’énergie, dans le scandale ENRON.
Ces experts en manipulation des marchés ont une autre spécialité : les relations incestueuses avec la politique. Cette dernière, ces derniers temps, vocifère beaucoup. Mais pour la galerie car la caravane des spéculateurs passe. La politique leur ouvre même toute grande les portes. Elle n’a tiré aucune leçon de la crise. Qui n’est pas terminée.

Où Goldman Sachs passe, une bulle se prépare.
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Nous avons dit et redit ici que la semaine de 4 jours n’était pas bonne pour les enfants.
Au tour de l’Académie de médecine de le souligner. Avec vigueur. Nous y faisons écho avec plaisir.
Dans le rapport qu’elle vient d’adopter, l'Académie nationale de médecine considérant que l’aménagement du temps scolaire et la santé de l’enfant sont étroitement liés, recommande notamment d’aménager la semaine sur 4 jours et demi ou 5 jours en évitant la désynchronisation liée à un week-end dont le samedi matin est libre ; d’évoluer vers un calendrier de 7-8 semaines de classe et 2 semaines de vacances ce qui implique un remaniement des 1 er et 3è trimestreset d’alléger le temps de présence quotidien de l'élève à l'école en fonction de son âge. Il faudrait une année scolaire de 180 à 200 jours au lieu des 144 jours actuels.

Comparaison du nombre annuel d’heures des élèves de 7-8 ans (gris), 9-11 ans (bleu clair)et 12-14 ans (2006). Source OCDE
La réforme des lycées, mise en œuvre par Luc Chatel à la suite de Xavier Darcos, s’appuie sur un échec de l’institution dans la mise en œuvre de ce qui était, dans les années 1970,une apparente volonté de démocratisation de l’enseignement. Le lycée napoléonien est certes mort il y a longtemps et ne se fait pas regretter. La mise en œuvre d’une réforme globale du système, sans oublier le collège, son point le plus faible, ne pourrait que susciter l’adhésion, si elle était une réforme de l’intelligence et de la démocratie. Au lieu de cela, il semblerait qu’on s’oriente plutôt vers l’accentuation des processus de démentalisation déjà depuis longtemps à l’œuvre avec la complicité de tous. Le silence général, des syndicats, de la presse et de la communauté éducative, parents et élèves compris dont le seul souci est d'avoir des notes, est à ce propos très éloquent. Pourtant il s'agit aujourd'hui, pour l'école, de fabriquer des consommateurs et des citoyens le plus dociles possible. Et c'est cela qui est inacceptable.
Nous on n’y résiste pas ! Alors on vous le remet. Comme tous les ans.
Avec un petit changement tout de même, la version sous-titrée en français.
Nos meilleurs vœux
Où comment transcender le monde du chiffrable et du calculable.
Les wagges vous invitent à partager cette œuvre de l’artiste multimédias Norbert Gordon et à découvrir, en cliquant sur l’image, les chants grégoriens des formules économiques qu’il a créés pour la revue électronique Sens Public en collaboration avec le compositeur Benoît Gaspard.
Bon Noël !

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Nous voici donc revenu à la case départ en matière d’organisation du temps scolaire dans les écoles élémentaires de Mulhouse. Mme Chantal Risser, adjointe déléguée à l’Education de Jean Marie Bockel, a dû manger son chapeau sous les vivats corporatistes du SNUIPP, syndicat des enseignants. C’est du point de vue de l’intérêt des enfants un piteux résultat. Pour quelle raison ? Nous avançons l’hypothèse que ces deux années n’ont servi à rien parce que la large concertation annoncée a été bâclée malgré les moyens financiers mis en œuvre et elle a été bâclé parce qu’elle a été menée dans un état d’esprit obsolète d’autoritarisme et d’intentions manipulatoires. Ce résultat est le symptôme d’une crise de la politique municipale, traduction locale de la crise politique qui n’a cessé de s’amplifier depuis l’élection présidentielle. Elle est à Mulhouse renforcée par le désintérêt croissant du maire pour sa ville.
Avant de republier la réponse que nous avait faite Hubert Montagner, spécialiste des rythmes biologiques des enfants, en juillet 2008, dans laquelle il nous disait qu’ “il est illusoire de penser qu’un soutien scolaire entre 08h.00 et 08.30 puisse être efficace pour les enfants en difficulté”, un résumé des épisodes précédents nous mènera de concertation large en large concertation, selon une méthode très “gauche moderne” qui nous promettait portant de “construire un projet éducatif partagé, qui place l’enfant au centre des réflexions”, rien que cela, selon le discours de Jean-Marie Bockel. Voyons avec quel résultat.
Cet éclat du Mur de Berlin, je l’ai tout simplement ramassé par terre au Nouvel An de l’année où il est « tombé » (je mets des guillemets parce que je ne sais toujours pas comment fait un mur pour tomber). Je n’allais tout de même pas emporter mon petit marteau et mon petit burin ou mon petit piolet. J’ai appris depuis que ce petit morceau a pris de la valeur. Des officines pharmaceutiques britanniques le transforment en granules homéopathiques de "murus berlinensis" Las, j’ai bêtement oublié de le faire authentifier.
Le problème quand on en fait de trop est que le sevrage est parfois brutal. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à revenir une semaine plus tard sur un évènement déjà oublié et sur le mensonge auquel il a donné lieu. Ceci nous permettra de poser la question suivante : le passé de l’ancienne Allemagne de l’Est est-il déjà notre présent ? Est-ce pour cela que l’on cherche à refonder notre époque ?
La connaissance est normalement au cœur de l'enseignement. Les élèves devraient être normalement dans un établissement scolaire pour apprendre. Il n'y a pas d'intelligence, de compréhension, des choses sans connaissances préalables. Il semblerait cependant qu'aujourd'hui ce problème de la connaissance se pose de manière cruciale, ce qui est un fait tout à fait nouveau. En effet, certaines consignes données aux examinateurs sont de ne pas évaluer les connaissances ; les programmes sont basés sur l'intéressement des élèves quitte à éliminer ou disperser les connaissances fondamentales nécessaires, ce qui crée un état de confusion parfois dramatique et irréversible. Et pire, les élèves pensent eux-mêmes qu'apprendre des connaissances et les intégrer est tellement inutile qu'ils affirment que ce n'est pas travailler. Cela rend donc tout enseignement impossible et pose un problème majeur quant à la notion de démocratie. Tout se passe comme s'ils avaient intégré enfin l'ordre de la genèse, l'interdiction de toucher au fruit de la vie, fruit qui "ouvre les yeux", donc fruit de la connaissance. François Truffaut, en 1966, nous avait déjà prévenu, lui qui nous montrait comment toute société autocratique s'attaque au livre, c'est-à-dire à la connaissance, c'est-à-dire ce qui rend "intelligent", permet la compréhension des choses.