En Allemagne, les ordinateurs de vote ne sont pas conformes à la Constitution
C’est une grande nouvelle : la Cour constitutionnelle allemande vient de juger que l’utilisation, lors d’élections, d’ordinateurs de vote, de type NEDAP en particulier, n’était pas conforme à la Constitution. L’usage du vote électronique contrevient aux principes constitutionnels qui stipulent que le vote doit être secret et vérifiable de bout en bout par n’importe quel citoyen quel que soit sont degré de compétence technique. La vitesse d’obtention des résultats n’est pas pour les juges de Karlsruhe une condition qu’on peut exiger d’une élection. On notera que, même si la Cour a laissé la porte ouverte pour le vote électronique, l’exigence absolue de secret rend improbable le vote par Internet.
Comme le suggère le Chaos Computer Club, il ne reste plus aux communes qui se sont équipées d'ordinateurs de vote qu'à se retourner contre le fabricant Nedap pour manque de conformité de leurs machines aux exigences légales.
Et peut-être pour obtenir leur transformation en machines à jouer aux échecs.
Les germanophones trouveront ici le lien vers le jugement de la Cour de Karlruhe.
Le nouveau supercalculateur d’IBM baptisé Roadrunner vient de franchir la barre du petaflops. Petaflops, le mot composé de peta qui signifie 1015 soit un billiard (un million de milliards) et flops désigne un nombre d’opérations par seconde. Le dernier record affichait le modeste chiffre de 81 téraflops soit 281 mille milliards d’opérations par seconde. Quel escargot ! Ce sont des chiffres à donner le vertige. Comment nommer et surtout se représenter des milliards de gigas ? Le giga vient du grec γίγας géant et signifie 1 milliard. Comment dit-on plus grand que géant ? On parle de giga, peta, tera, zetta sans oublier l’étrange undécillions (en un mot). Tous ces mots un peu bizarres servent à nommer les grandeurs de l’univers du numérique.
La machine installée au Laboratoire national de Los Alamos aux Etats-Unis où fut construite la première bombe atomique fonctionne entre autres avec les mêmes processeurs Cell que ceux qui équipent les consoles de jeux vidéos Playstation 3 – on goûtera la métaphore ! Ils sont reliés entre eux par 90 kilomètres de câbles de fibre optique. Roadrunner consomme une énergie de trois mégawatts soit l’équivalent des besoins en énergie de 1000 foyers.
Et puis il y a cette autre métaphore, celle du nom donné à ce supercalculateur : Roadrunner C’est l’ Accelerati Incredibilus de la série Bip Bip et coyote dont voici un extrait :
Si on comprend pour Roadrunner, on voit moins bien qui dans cette affaire est Coyote.
On remarquera à la fin de l’extrait un processus que certains croient pouvoir appeler de "dématérialisation" et qui n’est en fait qu’un effet d’optique, un changement de forme dû ici à l’accélération.
Les chiffres de l’horizon 2011
En 2011, la taille de l’univers numérique, c'est-à-dire celle de l’ensemble des données créées par les utilisateurs professionnels et particuliers — devrait atteindre 1,8 zettaoctets. Pour être plus explicite : 1 800 000 000 000 gigaoctets. (Giga = 1 milliard) Zetta = mille milliards de milliards. En voici le compteur en direct.
Le protocole IPv6 et les 340 undecillions d’adresses Internet
On estime aujourd'hui que sur les quatre milliards d'adresses Internet disponibles, 700 millions seulement sont actuellement libres pour de nouvelles connexions. Si cette tendance se poursuit, l'Internet risque de manquer d'espace dès 2011.
Au lieu d'utiliser un procédé de 32 bits comme pour le protocole IPv4 actuel, l’ IPv6 utilise un procédé de 128 bits, lequel fournit un nombre illimité d'adresses (environ 340 undécillions d'adresses). 340 undecillions = 340 + 66 zéros. Une adresse IPv6 est longue de 16 octets contre 4 octets (32 bits) pour IPv4. On dispose ainsi d'environ 3,4 × 1038 adresses, soit 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 768 211 456, soit encore, pour reprendre l'image usuelle, plus de 667 millions de milliards d'adresses par millimètre carré de surface terrestre. Ce qui fait dire à Viviane Reding, Commissaire de l'UE en charge de la société de l'information et des médias et elle-même marchande de sable qu’ "il existe plus d'adresses IP dans l'IPv6 que de grains de sable sur les plages du monde entier".
Cela signifie en clair qu’il sera théoriquement possible d’affecter une adresse Internet non seulement à chaque grain de sable mais à chaque atome et que ceux-ci pourront communiquer entre eux. Là nous descendons dans l’échelle nanométrique. Et ce sera pour une autre fois
Cette agrégation d’information et de matière n’a rien à voir avec de l’immatériel.
Bernard Stiegler propose d’appeler hypermatière cette combinaison de matière d’énergie et d’information qui dépasse la distinction entre forme et matière.
Bernard Stiegler :
"J'appelle hypermatière un complexe d'énergie et d'information où il n'est plus possible de distinguer la matière de sa forme - ce qui apparaît avec la mécanique quantique, et ce qui nécessite le dépassement de ce que Simondon appelle le schème hylémorphique, c'est à-dire la façon de penser selon un couple de concepts, la forme (morphè) et la matière (hylè), qui consiste à les penser en les opposant. Et j'appelle hypermatériel un processus où l'information - qui se présente comme une forme - est en réalité un train d'états de matière produit par des matériels, par des appareils, par des dispositifs techno-logiques où la séparation de la matière et de la forme, là aussi, est totalement dénuée de sens.
Sur le plan de la vie quotidienne, on n'assiste pas du tout à une dématérialisation, mais tout au contraire à une hypermatérialisation : tout est transformé en informations, c'est-à-dire en états de matière par l'intermédiaire de matériels et d'appareils, et c'est ce qui rend tout cela contrôlable au niveau du nanomètre et de la nanoseconde. Ce processus conduit à une extension toujours plus considérable des états accessibles de la matière porteuse de forme, que l'on est désormais en mesure de travailler dans l'infiniment petit et dans l'infiniment bref. Du coup, la matière en devient invisible. Le problème n’est donc pas l’immatérialité mais l’invisibilité de la matière".
Bernard Stiegler : Economie de l’hypermatériel et psychopouvoir
Entretiens avec Philippe Petit et Vincent Bontems
Editions Mille et Une Nuits
Internet, c’est bien, mais faire le plein - parfois trop plein - d’informations ne suffit pas. Le wagges veut comprendre. Pour cela, il faut s’arrêter de temps en temps. Pour lire un livre, par exemple. Il y a des perles chez les libraires. J’en ai trouvé une, plusieurs même, mais je commence par celle-ci. Bon, le titre, Qu’est-ce qu’un dispositif ? ne dit pas grand chose à priori. On ne voit pas très bien pourquoi on irait voir. L’auteur est le philosophe italien Giorgio Agamben et il y a tellement de livre de lui qu’on n’a pas (encore) lus. En couverture le dessin d’un téléphone portable. Un philosophe, un objet technique du quotidien, cela vaut peut-être le coup d’aller voir. voir. Plutôt d’aller lire. Suivez moi.
D’abord un petit détour. Evoquant le mot grec d’oikonomia qui suggère notre mot économie et qui signifie administration de l’oikos (oikos = la maison), G. Agamben nous explique comment ce mot a été introduit dans l’Eglise chrétienne pour résoudre le problème que posait la Trinité aux partisans de l’unicité inquiets d’un retour au polythéisme. L’astuce consistait à les rassurer en disant que Dieu dans sa substance est "Un" mais qu’il a confié le gouvernement de sa maison au Christ.
« L’oikonomia devint le dispositif par lequel le dogme trinitaire et l’idée d’un gouvernement divin providentiel du monde furent introduits dans la foi chrétienne » (page 25). Le terme grec fut traduit en latin par dispositio.
Le mot dispositif joue un rôle stratégique dans la pensée de Michel Foucault sans que ce dernier ne le définisse. C’est désormais chose faite. Agamben la propose :
« j’appelle dispositif tout ce qui a d’une manière ou d’une autre, la capacité de capturer, d’orienter, de déterminer, d’intercepter, de modeler, de contrôler et d’assurer les gestes, les conduites, les opinions, le discours des êtres vivants »
Sont donc des dispositifs, non seulement les prisons, les asiles, les usines, les écoles, mais aussi la confession, l’écriture, la philosophie, des objets techniques comme le stylo les ordinateurs, les téléphones portables. Il ne s’agit pas de l’objet technique en lui-même mais dans son statut de dispositif qui lui confère ces capacités de capturer, contrôler. Par exemple la vidéosurveillance On pourrait définir le capitalisme actuel comme une gigantesque accumulation et prolifération de dispositifs. Face à cette sphère il y a la sphère des vivants qui se coltinent ces dispositifs et Agamben appelle sujet ce qui résulte de ce corps à corps.
Le problème avec les dispositifs que produit actuellement le capitalisme est «qu’ils n’agissent plus par la production du sujet » mais au contraire par « des processus de désubjectivation ». Explication : « qui se laisse prendre dans le dispositif du téléphone portable n’acquiert pas un nouvelle subjectivité, mais seulement un numéro au moyen duquel il pourra éventuellement être contrôlé ». Tous ces dispositifs produisent des corps inertes, créent un corps social docile.
« Ce n’est que par un paradoxe apparent que le citoyen inoffensif (…), celui qui exécute avec zèle tout ce qu’on lui dit de faire et qui ne s’oppose pas à ce que ces gestes les plus quotidiens, ceux qui concernent sa santé, ses possibilités d’évasion comme ses activités, son alimentation comme ses désirs soient commandés et contrôlés par des dispositifs jusque dans les détails les plus infimes (j’allais écrire « intimes » ce qui est vrai aussi), que ce citoyen donc (et peut-être précisément à cause de cela) soit considéré comme un terroriste potentiel ». D’où le développement de la vidéosurveillance « qui transforme les espaces publiques de nos cités en intérieurs d’immenses prisons » car « aux yeux de l’autorité (et peut-être a-t-elle raison) rien ne ressemble plus à un terroriste qu’un citoyen ordinaire » (pages 48-49)
Dans ce domaine la Commission européenne a quelques projets dans ses cartons qui ont de quoi Pour faire un lien c’est ça : «faire froid dans le dos», selon Alex Türk, le président de la Commission nationale Informatique et Libertés comme la vidéosurveillance des « passagers à risque » dans les avions
Revenons à Agamben. Si on le comprend bien, il suggère que le pouvoir est bien angoissé par l’absence de sujets et de n’avoir en face de lui que des corps inertes. Il cherche donc à en scruter avec obstination le moindre geste.
Quelle stratégie adopter face à cela ? La solution n’est pas de détruire, de débrancher eu de désactiver. On peut toujours organiser des journées sans télé - cela peut-être utile pour la prise de conscience - mais cela ne change évidemment rien à ce qu’est la télévision, fabrique de « temps de cerveau disponible », ni aux usages qu’on en fait les autres jours. Les « écrans éteints c’est bien » mais pourquoi c’est mal quand ils sont allumés ? Ne pourrait-t-on imaginer qu’ils servent à autre chose qu’à détruire l’attention de nos enfants ?
Giorgio Agamben en appelle à la profanation des dispositifs c'est-à-dire leur restitution à l’usage et à la propriété des hommes. Autrement dit nous devons organiser nous même le devenir de ces dispositifs.
Le « jury citoyen » de la Ville de Kingersheim dans le Haut Rhin (68) - dont le Wagges publie l’avis intégral - a eu le sens de l’histoire. Il est celui de l’abandon progressif et médiatiquement fort discret du vote électronique confié à des ordinateurs peu fiable rendant le vote opaque et invérifiable. Cet abandon est le fait de pays comme de villes. Après Wintzenheim et Kingersheim dans le Haut Rhin, cela a été, la semaine dernière, le tour d’Aulnay sous Bois. Le gouvernement néerlandais a décidé lui aussi, après l’Irlande et la Californie, de jeter l'éponge.
Mulhouse qui se voulait pionnière sera-t-elle bientôt la lanterne rouge ?
C’est un communiqué de presse de PourEVA (l’association belge pour une Ethique du Vote Automatisé) relayé par l’association Ordinateurs de vote qui nous l’a appris hier : Le gouvernement néerlandais a décidé vendredi 16 mai de renoncer au vote électronique. Aux Pays-Bas, il ne s'agit donc plus d'un retour provisoire (décidé en septembre 2007) mais bien définitif à des élections avec des crayons et des bulletins en papier. Les ordinateurs en cause sont de marque NEDAP les mêmes qui équipent les bureaux de vote mulhousiens.
Cette décision est intervenue quelques jours avant l’ouverture du débat en Belgique à propos du futur du vote électronique.
Le vote électronique est en effet en recul partout dans le monde. De plus en plus de pays ayant expérimenté des systèmes de vote automatisé font machine arrière.
Les motifs invoqués sont que ce nouveau système ne permet pas de garantir le secret du vote et aussi que les frais élevés de son développement ne sont pas justifiés en regard des maigres avantages que peut procurer un tel système.
La décision qui vient d'intervenir aux Pays-Bas est le résultat de longues discussions et d'un large débat public. Nous osons espérer que la décision néerlandaise (après celle de l'Irlande et de la Californie) et celles de Winzenheim, Kingersheim, Amiens, Aulnay-sous Bois amènera nos élus (A Mulhouse ceux de la majorité comme ceux de l’opposition socialiste) à réaliser que le vote électronique représente plutôt le passé que le futur en matière de mode d'organisation des élections.
Dans le Haut Rhin, le conseil municipal de Kingersheim a, le 23 avril 2008 suivi l'avis négatif du "jury citoyen". de renoncer au vote électronique. Après avoir failli acheter des ordinateurs de vote, la Ville a d'abord repoussé la décision puis a posé la question à un "jury citoyen". Ce dernier avait rendu son avis le 28 février mais celui-ci n'avait pas été rendu public avant les élections municipales.
L'argument qui l'a emporté est le fait "qu'aucune vérification des résultats n'est possible". Le jury a estimé que "le moyen traditionnel de vote reste tout de même plus convivial et surtout, l'homme reste le seul maître".
Ne restent plus dans le Haut Rhin que Mulhouse et Riedisheim. A Mulhouse, la démocratie étant un exercice de rétropédalage, nous ne pouvons qu’encourager les cyclistes qui nous gouvernent à ne pas rater au moins ce train démocratique là. S’il s’agit seulement de ne pas perdre la face, on leur promet qu’on ne rira pas.
En attendant on peut encore signer la pétition pour le retour au vote papier (ci contre)
Ci-dessous, l’avis du "jury citoyen" de Kingersheim dont on retiendra que l'homme doit rester "maître à bord" et non la machine.
Kingersheim, le 26 février 2008
RAPPORT JURY CITOYEN
VOTE ELECTRONIQUE
Suite à tirage au sort, 10 habitants de Kingersheim ont été désignés et ont accepté de participer au jury citoyen pour réfléchir à la mise en place du vote électronique au sein de la commune.
Ils ont été réunis par deux fois les 13 et 27 novembre 2007 à la Maison de la Citoyenneté afin de faire un bilan de la situation et de rencontrer plusieurs experts aux opinions divergentes sur le sujet.
Il apparaît évident que le système traditionnel et le vote électronique apportent chacun leur lot d’avantages et d’inconvénients. Toutefois, le vote traditionnel remporte les suffrages du jury citoyen.
En effet, le système du vote électronique peut être pratique pour des grandes communes où le nombre d’habitants est élevé et où le dépouillement peut mettre plus ou moins de temps. Mais il ne se justifie pas pour les grands villages.
Le moyen traditionnel de vote reste quoi qu’il arrive tout de même plus convivial et surtout l’homme reste le seul maître.
De plus, le coût des machines utilisées pour le vote électronique reste tout de même très élevé par rapport aux isoloirs traditionnels, d’autant plus que la subvention de l’Etat reste minime.
Il est à noter également qu’aucune vérification des résultats n’est possible. Ce qui donnera lieu à des interrogations et des remises en question.
Pour conclure, le jury citoyen souhaite remercier Monsieur le Maire pour avoir permis aux habitants de sa commune de s’exprimer sur un sujet qui les touche de près.
BIFFI Bernard PAJAK Daniel KUBLER Marianne PROUVEUR Françoise HUG Genevieve SIRLIN Didier LALLO Edith VANDAMME Yvan BONNOT Christiane THIRION Marie
Lumpaz, le voyou
le 07/05/2008
Une patate chaude transgénique
Bientôt nos députés discuteront une dernière fois du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés. Si le texte reste en l’état « sans OGM » signifiera avec 0,9 % d’OGM possible. S’abstenir sur cette question n’est pas suffisant.
Pendant ce temps, le géant de la Chimie BASF attend, le tubercule au pied, de pouvoir commercialiser la première pomme de terre transgénique.
Ce tubercule produira de l’amidon en quantité renforcée. Il est destiné selon la multinationale «aux industriels du papier, du textile et du béton». Il servira accessoirement aussi à nourrir le bétail. Avec une lettre ouverte à la Commission européenne et par l’achat de pleines pages dans les journaux européens, BASF a mis la pression sur Bruxelles. Amflora, c’est le nom de la patate chaude que les ministres européens se refilent depuis 2007, est pour l’instant interdite sur le sol européen. Par deux fois, les ministres de l’agriculture ont dû prendre position : la première fois en juillet 2007 sur sa commercialisation, la deuxième fois en février 2008 à propos de la réutilisation de ses déchets dans l’alimentation animale. Par deux fois, les ministres ont majoritairement dit non (et, par deux fois, la France s’est – courageusement- abstenue) .
Rappelons que selon la réglementation européenne, en l’absence d’accord, la décision revient au commissaire européen chargé de l’environnement Stavros Dimas.
La critique principale portée à cette pomme de terre génétiquement modifiée est qu’elle possède un marqueur résistant aux antibiotiques, résistance transmissible aux animaux et aux humains. On s’interroge aussi sur l’intérêt de BASF de vouloir à tout prix commercialiser une technologie vieille de 12 ans si ce n’est qu’en terme de communication, le géant de la chimie serait la premier à se voir autoriser un produit depuis la fin du moratoire sur le OGM en 2004 qui plus est en 2008 décrétée par l’ONU, année internationale de la pomme de terre
Mais Amflora a probablement déjà nourri des humains. Le quotidien berlinois die Tageszeitung TAZ informait (ici pour les germanophones) en janvier dernier que BASF avait laissé les champs expérimentaux sans surveillance et que les pommes de terre qui y avaient été abandonnées avaient été ramassées comme cela se fait traditionnellement après une récolte.
Post Sciptum
Le jeu de la patate chaude continue
Le 7 mai 2008, le commissaire européen chargé de l’environnement, Stavros Dimas a décidé...de ne pas décider en demandant à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de confirmer l’innocuité de la pomme de terre Amflora. Or l’EFSA a déjà par deux fois donné un avis favorable. Le jeu de la patate chaude continue.